RBO 3.0



RBOpédia

Les disques

Aussi loin que l’on puisse remonter dans le temps, la musique a occupé une place très importante dans l’univers de Rock et Belles Oreilles. La présence d’André Ducharme (ex-chanteur des Yellow Frogs, faut-il le rappeler) et de Bruno Landry (qui déjà à l’université avait le don d’impressionner Guy par sa capacité naturelle à harmoniser) y était sûrement pour quelque chose. Dans La cassette de farces (produite, distribuée et vendue de façon artisanale), en 1983, la chanson était déjà mise à l’avant-plan. C’est Patrick Bourgeois, futur BB, qui était le musicien en résidence de l’époque. Devaient lui succéder Patrice Dubuc, Jocelyn Therrien et Gaétan Essiambre.

En 1984, le 45 tours Ça rend rap permettra à RBO d’acquérir une certaine notoriété. Et c’est à partir de cette chanson que fut également tourné le premier vidéoclip du groupe.

Jacques Primeau : « Ce vidéo-là avait spécialement été tourné pour l’émission Lautrec 84. Pour un coût minime, nous pouvions racheter les droits du clip, et nous en servir pour faire notre propre promotion. Puisqu’il y avait peu de clips tournés par des artistes québécois à ce moment-là, on avait été joués très souvent à la télé pour combler les obligations de diffuser du contenu canadien. Très rapidement, les gens ont pu savoir à quoi ressemblaient les membres du groupe. »

Dans la tourmente de la tournée, entre la radio et la télé, le premier album, The disque, est sorti en 1986. Un succès instantané : 50 000 exemplaires vendus.

Si on excepte un album tiré de la tournée The spectacle, le deuxième album original du groupe était en fait un projet qui trottait depuis fort longtemps dans la tête des membres du groupe : le désir de faire un album composé exclusivement de chansons. En 1989, ce projet devint réalité avec l’album Pourquoi chanter?, un autre disque d’or vendu à presque 80 000 exemplaires. Avec d’autres importants collaborateurs, dont Marie Bernard et Michel Pagliaro.

Guy : « Un disque qui a coûté une fortune à faire mais qui souligne encore une fois que peu importe ce que ça coûtait, ce qui nous importait, c’était de faire exactement ce dont on avait envie. Nos désirs ont toujours passé avant toutes considérations financières. »